Poufs aux sentiments

Création : 3 et 4 juin 2022
Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis

Conception, chorégraphie, scénographie, costumes
Yvan Clédat et Coco Petitpierre

Avec

Ruth Childs
Sylvain Prunenec
(Les poufs)

Max Ricat
Coco Petitpierre
(Les buis)

Création sonore
Stéphane Vecchione

Lumières
Yan Godat

Robots
Yvan Clédat et Yan Godat

Réalisation des éléments scéniques et des costumes
Yvan Clédat et Coco Petitpierre
Assistants textile
Anne Tesson et Céleste Clédat

Production
TWENTYTWENTY

Production déléguée
lebeau et associés

Coproduction
L’Echangeur CDCN Hauts de France
Centre national de la danse CN-D
Chorège CDCN Falaise Normandie
Maillon Théâtre de Strasbourg – Scène européenne
Le Printemps des comédiens
Le Triangle, cité de la danse
Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
CNDC d’Angers
Théâtre Louis Aragon Tremblay-en-France dans le cadre de son programme de résidence
Avec le soutien de la DRAC Bretagne au titre de l’aide au projet.

Poufs aux sentiments est une fable autour de l’amour dont les réminiscences nous proviennent d’une époque lointaine, témoin d’un goût certain pour la théâtralité et l’artifice. Perruques, blanc de céruse, jardins à la française et Belle Danse sont alors les ingrédients d’un spectacle permanent où les corps costumés se mettent en scène dans la nature artificielle et géométrique des jardins, eux-mêmes conçus comme des théâtres de verdure.
Sans nous soucier des anachronismes historiques, nous piochons joyeusement dans ces représentations archétypales et cet imaginaire partagé. Nous y croisons Madeleine de Scudéry, qui avec sa célèbre carte de Tendre, explore jusqu’au plus petit détail l’expression des sentiments amoureux. Nous rencontrons Rose Bertin qui, ministre de la mode, crée pour sa reine de monumentales compositions capillaires, perruques-sculptures agrémentées de multiples et improbables objets. Certaines ont vocation à commenter l’actualité, d’autres encore sont conçues pour exprimer une humeur du moment : ce sont les poufs aux sentiments.
Et, bien avant l’invention de ces poufs, nous découvrons le ballet burlesque, parenthèse dans la danse dite baroque, dont la spécificité est l’apparition de costumes extraordinaires, formés de protubérances et de volumes énormes qui visent à métamorphoser les corps des danseurs.
Comment aurions-nous pu rester insensibles à ces lointaines et surprenantes filiations avec ce que nous développons dans notre travail ?
Sur notre scène : un couple de créatures dont le corps est presque entièrement dévoré par une immense coiffure blanche, nuageuse et sophistiquée, évolue au milieu d’un jardin de buis taillés. Éden reconfiguré par l’art topiaire ou bien jardin d’Alice au pays des merveilles, ce jardin est mouvant, instable, et tout y prend vie. Les buissons se déplacent et se déforment, des buis anthropomorphiques s’animent et s’amusent.
Et nous rêvons Poufs aux sentiments comme une vibrante célébration de l’amour et de la légèreté.